Drawup
Niveau 6 · avancéRéponse courte
Le drawup désigne la phase de hausse d'un compte, celle qui va d'un creux jusqu'au sommet suivant. C'est le moment où la taille des positions grossit sans qu'on l'ait décidé, et celui où les règles écrites à l'avance se relâchent le plus facilement.
Formule
Exemple
À ne pas confondre
Le miroir du drawdown
Là où le drawdown mesure une descente depuis un sommet, le drawup mesure une montée depuis un creux. Les deux phases ne demandent pas les mêmes réflexes, et c'est le déséquilibre entre les deux qui coûte : la baisse est vécue comme une alerte, avec des règles et des seuils, alors que la hausse se traverse sans rien décider, comme si elle ne posait aucune question. Une phase de gains mérite pourtant ses propres règles écrites, pour la même raison qu'une phase de pertes.
Deux réflexes opposés
Le principe le plus répandu est asymétrique. Quand le compte baisse, le risque engagé par trade se réduit par paliers, ce qui ralentit la descente. Quand il remonte, il se relève de la même façon, palier par palier, ce qui évite de revenir d'un coup à la taille d'avant. L'intérêt du mécanisme n'est pas dans les pourcentages, il est dans l'écrit : la décision est prise à froid, pas au moment où la série est en cours.
Le risque grossit sans décision
Une phase de gains change la taille des positions sans qu'aucune règle ait bougé. Un risque de 1 % sur un compte de 10 000 € engage 100 €, le même 1 % sur 13 000 € en engage 130. Le pourcentage est identique, l'exposition a augmenté d'un tiers, et c'est la hausse qui l'a fait. La même mécanique joue au moment de la correction : plus le sommet est haut, plus le même pourcentage de baisse coûte en euros, et donc plus la prochaine descente pèsera sur le compte.
Sécuriser sans plafonner
La réponse la plus courante en phase de hausse est un plancher de sortie, un niveau en dessous duquel on arrête. Un mois qui atteint 6 % voit son plancher relevé à 3 %, et ne peut plus se terminer en négatif. La règle a un coût qu'il vaut mieux connaître : plus le plancher est haut, plus il coupe tôt, y compris les mouvements qui repartaient après une respiration. Le réglage se tranche avant d'écrire la règle, pas pendant la phase de gains, sinon c'est la performance du moment qui décide à la place du trader.
Trois lectures voisines
Le drawdown est la baisse mesurée depuis un sommet, le drawup est la hausse mesurée depuis un creux, et les deux partagent la même échelle de lecture. La surconfiance est un biais, pas une phase : elle pousse à augmenter la taille après des gains sans qu'aucune règle ne l'ait prévu, ce qui est exactement ce que le drawup rend visible sur la courbe de capital. Cette courbe, elle, trace l'ensemble du parcours, le drawup n'en étant qu'un segment.
| Critère | Pendant un drawdown | Pendant un drawup |
|---|---|---|
| Le risque engagé | Il se réduit à mesure que le compte baisse | Il se relève ou reste plafonné, selon l'objectif |
| Ce que la règle protège | Le capital, pour qu'il reste de quoi trader | Les gains acquis, pour qu'ils ne repartent pas |
| Ce qui menace l'écrit | Le revenge trading, qui veut reprendre ce que le marché a pris | L'excès de confiance, qui desserre la taille sans décision |