Propfirm

Niveau 6 · intermédiaire
tradinglingo.fr/propfirm

Réponse courte

Une propfirm confie à un trader l'accès à un capital affiché, après un test payant, en échange d'une part des gains. Ce capital n'est pas prêté, c'est un montant de risque autorisé, et la firme garde la main sur les règles et sur la fermeture du compte.

Exemple

−900 € → 0 €
Trois tentatives à 300 € laissent le compte à −900 €, un premier paiement de 900 € le ramène à zéro. Les semaines passées dessus ne figurent sur aucun relevé.

À ne pas confondre

Ce que la firme vend

Le marketing du secteur vend un levier rapide, un capital affiché de plusieurs dizaines de milliers pour quelques centaines d'euros. Ce qui s'achète à ce prix n'est pas un capital, c'est le droit de passer une évaluation, et les frais sont encaissés que le test soit réussi ou non. La recette dépend donc du nombre de tentatives, pas de la performance des candidats.

Où passe la marge de la firme

Deux montages coexistent. Quand les ordres partent sur le marché, la firme se rémunère sur les frais et le spread. Quand ils restent en interne, ta perte devient son gain, et ton échec est son revenu sans qu'aucune manipulation soit nécessaire pour ça.

Ce qu'un compte financé change

Le capital affiché reste celui de la firme, et il peut être retiré selon ses règles. Deux limites l'encadrent, une sur la journée et une sur la vie du compte, et leur franchissement le ferme. C'est une contrainte qu'un compte personnel n'impose pas, la règle t'oblige à t'arrêter là où un trader seul peut continuer à puiser. La contrainte pèse différemment selon qu'une méthode est déjà en place ou non.

Le coût réel

La dépense ne s'arrête pas aux frais de la tentative en cours. Les échecs précédents, les remises à zéro du compte et l'usure des semaines passées à courir après un objectif s'ajoutent au bilan sans figurer sur un relevé. Et un paiement n'est pas une rente, tant qu'il ne devient pas un capital propre, le trader reste dépendant d'une société dont il ne contrôle ni les règles ni la survie.

Trois notions voisines

Le levier multiplie la taille d'une position sur un capital qui reste le tien, là où la firme met à disposition un montant qu'elle peut retirer, et les deux risques ne se mesurent pas de la même façon. Un courtier exécute des ordres et se rémunère dessus, la firme vend une évaluation, pas un service d'exécution. Le drawdown décrit la baisse subie par un compte, la limite d'un challenge est un seuil fixé à l'avance, dont le franchissement intervient avant que la baisse ne devienne ce drawdown.

Deux comptes, deux contraintes

CritèreCompte personnelCompte financé
Le capital engagéC'est ton argent, la perte est définitiveC'est celui de la firme, tu n'engages que tes frais
Les limites de perteTu les fixes toi-mêmeElles sont imposées, et leur franchissement ferme le compte
La fin de la relationTu arrêtes quand tu veuxLe compte peut être retiré selon les règles de la firme

Question 1 / 3

Un trader règle 300 € pour un challenge annoncé à 25 000 €, échoue, et recommence deux fois. Qu'est-ce que la firme a encaissé ?

Question 2 / 3

Un trader dit qu'il trade avec 200 000 € grâce à sa firme. Qu'est-ce que ce chiffre décrit exactement ?

Question 3 / 3

Un trader échoue deux fois et décide d'augmenter nettement la taille de ses positions pour passer le challenge d'un coup. Qu'est-ce que ce raisonnement oublie ?
Progression
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