Money management
Niveau 4 · intermédiaireRéponse courte
Le money management regroupe les règles qui fixent la part du capital exposée sur chaque position, le nombre de positions ouvertes en même temps et le point où l'activité s'arrête. Il se décide avant d'avoir un trade en tête, et c'est ce cadre qui détermine ce qu'une série de pertes emporte du compte.
À ne pas confondre
- Taille de position
- Gestion du risque
- Plan de trading
Pourquoi ça se décide avant le trade
Le money management fixe l'exposition avant qu'un trade soit identifié. Il ne dit pas quoi acheter, il dit combien. C'est ce qui le rend indépendant de la stratégie : deux traders qui prennent la même direction ne risquent pas la même part de leur capital, et c'est cette part qui décide de ce qui reste du compte.
Trois choses à fixer
Le risque par position, la part du capital qu'un trade peut coûter. Le nombre de positions ouvertes en même temps. Le point où l'activité s'arrête. Ces chiffres se décident avant, et ne changent pas d'un trade à l'autre, sans quoi ce n'est plus un cadre mais une humeur.
Le risque unitaire suit aussi la fréquence. À risque égal, une méthode qui ouvre vingt positions par semaine multiplie les occasions d'encaisser ce risque, et une série de pertes y arrive plus vite. Les praticiens réduisent le risque unitaire à mesure que la fréquence monte.
Trois voisins qui se confondent
Le calcul de la taille de position applique le risque sur un trade donné, à partir de la distance au stop : il découle du cadre, il ne le résume pas. La gestion du risque, au sens large, recouvre aussi l'endroit où la perte est coupée ; le money management traite la quantité, pas le placement. Le plan de trading, lui, est le document où ces règles s'écrivent.
Le petit capital, là où la règle casse
Un risque de 1 % sur un compte de 500 € vaut 5 €. Le pourcentage ne change pas avec la taille du compte, c'est la somme qu'il représente qui change de nature. La réaction la plus fréquente n'est pas de changer de méthode mais d'augmenter le risque, ce qui produit l'inverse de ce qui était recherché.
Ralentir pendant les séries noires
Un cadre ne reste pas constant. Deux mécanismes reviennent. À la baisse, un barème de paliers qui réduit l'exposition quand les pertes s'enchaînent, puis la rétablit. À la hausse, un verrou qui sécurise une partie des gains acquis, pour qu'un mois gagnant ne redevienne pas perdant avant la clôture. Ces seuils se fixent à l'avance : décidés pendant la série, ils se prennent au pire moment.
Deux positions qui n'en font qu'une
Ouvrir deux positions ne crée pas deux risques séparés quand elles réagissent au même facteur. L'euro-dollar et la livre-dollar ont le dollar en commun, et deux positions à 1 % portent un risque qui repose en grande partie sur cette seule variable. Le montant total engagé sur un même facteur fait partie du cadre.
Ce qu'il ne fait pas
Il ne remplace pas la stratégie. Deux traders peuvent appliquer le même risque par position et les mêmes limites, et finir à des endroits opposés : le cadre contrôle le rythme de l'exposition, pas la direction.
| Positions ouvertes | Risque cumulé annoncé | Exposition réelle |
|---|---|---|
| Euro-dollar à 1 % | 1 % | 1 %, dont l'essentiel dépend du dollar |
| Livre-dollar à 1 % | 1 % | 1 %, dont l'essentiel dépend du dollar |
| Les deux en même temps | 2 % | 2 % en grande partie sur le même facteur |
| Les deux ramenées à 0,5 % | 1 % | 1 % en grande partie sur le même facteur |